— Restaurations —

En matière de rénovation moto il y a plusieurs courants :

Restauration à neuf

Certains désosseront entièrement la moto, pièce par pièce, décaperont chaque pièce une après l'autre au métal et remonteront l'ensemble entièrement repeint à neuf avec des chromes rénovés et tous les caoutchoucs, câbles et tringleries changés avec des pièces neuves ou refabriquées. Ces motos dans un état concours nécessitent de nombreuses heures de travail et le prix à la revente peut dépasser des sommets.

Restauration dans le jus

D'autres, préfèreront garder la patine de l'âge, l'histoire visible. Les motos seront restaurées fonctionnellement au niveau mécanique, pour pouvoir être utilisées quotidiennement. Les peintures seront nettoyées mais conservées, parfois protégées avec un vernis incolore. On ne changera que les pièces cassées, les selles seront refaites à l'original si besoin. Le potentiel affectif prends le dessus. ces motos ont souvent eu un seul propriétaire où racontent une histoire familiale.

Restauration "retapage sommaire"

Enfin il y a les fans de "retapage", on retape juste le moteur et les organes de sécurité pour que la moto puisse rouler mais on garde le jus du jus, la rouille et les pièces d'origine. Le vécu brut conservé à même la rouille quitte à protéger cette rouille par une couche de vernis incolore.

Bien sûr, entre ces 3 "pseudo" catégories on trouve de tout, chacun rénovant sa moto en fonction de son feeling et de sa bourse. Il y en a pour tous les goûts, l'essentiel étant de maintenir le patrimoine en vie et de se faire plaisir.


Motobi est un constructeur de motos italien de 1950 à 1974. En réalité, la marque s'appelait Moto B, le B voulant dire Benelli, ce qui donna finalement Moto bi avec la prononciation italienne. Très axée sur la moto sport, Motobi a néanmoins construit des petites machines atypique dont cette 50cc pliante, souvent utilisée par les possesseurs de...

Achetée en 1956 à la société Urago, rue de la République à Nice, cette Motoconfort a conservé son immatriculation départementale. André BARNOIN son unique propriétaire, après avoir baroudé pendant de nombreuses années au guidon de cette petite merveille, l'avait oubliée dans un recoin de son garage et ce, pendant des décennies.